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A propos

Photographie de l'artiste Juliette Alcaraz en 2025

Juliette Alcaraz est une artiste peintre, autrice et illustratrice. Elle peint dans un style figuratif réaliste à l'acrylique et à l'aquarelle. En peignant des paysages, des fleurs, des visages le plus fidèlement possible, elle veut sensibiliser chacun.e à la beauté de notre monde dans l’optique de le préserver.

Grande hypersensible, la peinture a toujours fait partie de sa vie. C'était le moyen de retranscrire ses émotions et des lumières sur la toile. Petite, elle apprend la peinture en autodidacte, car elle aime découvrir et apprendre seule, à sa vitesse et à sa façon. C’est une manière de prendre confiance en elle, sans avoir à affronter le regard des autres dont elle souffre beaucoup à l’école.

Juliette Alcaraz peignant une fleur blanche à l'acrylique, 2026
Juliette Alcaraz peignant sur sa terrasse "Kaki in blue", 2026

« Ma première peinture à l’acrylique était très sombre. J’avais lu une nouvelle post-apocalyptique pour enfants, où la Terre était extrêmement polluée. J’avais représenté une personne avec un masque un gaz et une rose dans les mains, dernier vestige de la nature. Aujourd’hui, notre Terre est en déperdition du fait de nos activités humaines. Écrire et peindre la nature sont pour moi des actes de résistance. »

« Mon tout premier souvenir de peinture remonte à la maternelle. Je me souviens du chevalet et de la peinture aux couleurs vives, du rituel pour laver les pinceaux. Cette sensation d’être dans une bulle réconfortante ne m’a jamais quittée. »

Juliette Alcaraz, adolescente, dessine en voyage

Enfant puis adolescente, ses parents l’emmènent, elle et ses frère et sœur, dans de nombreux voyages à travers l’Europe. Elle découvre avec émerveillement d’autres cultures, d’autres couleurs, d’autres sensibilités. En voyage, elle apprécie le fait d’observer autour d’elle sans se sentir jugée, le fait d’être libre d’aller où ses yeux l’emmènent. Lorsqu’elle est chez elle, elle reproduit à l’aquarelle les photographies issues de ces voyages.

« Pour les vacances en famille, je partais toujours avec un carnet et un crayon, et je profitais des moments de pause pour dessiner tout ce qui m’entourait. »

A l’école, ses matières de prédilection sont les arts plastiques et le français. Elle passe de nombreuses heures dans sa chambre sur ses sujets d’arts plastiques ou ses rédactions. Elle aime particulièrement écrire des nouvelles à chute « au fil de la plume ». Une de ses nouvelles est primée au concours des jeunes lecteurs alors qu’elle est au collège. Elle invente un alphabet et l'utilise pour écrire dans son journal intime.

Journal intime de Juliette Alcaraz
Ecriture inventée de Juliette Alcaraz

« Petite, j’avais beaucoup de mal à tisser des relations sociales. Je me réfugiais dans les livres et la peinture. J’écrivais énormément pour m’inventer un monde sécurisant : journal intime, nouvelles, débuts de roman, poésie... Et la peinture me permettait de canaliser et de donner une nouvelle couleur à mes émotions. »

Élève très studieuse et désireuse d’apprendre, elle se lance dans des études scientifiques, dans l’objectif de faire de la recherche. Ses études sont toujours guidées par sa sensibilité particulière aux sons et à la lumière, c’est pourquoi elle s’oriente peu à peu vers des études de physique ondulatoire. Elle consacre son temps libre à la peinture, à l’écriture, et à de longues balades dans la nature.

Juliette Alcaraz en balade sur la muraille de Chine, 2023

En 2019, elle organise, finance et réalise un voyage au Pérou avec ses ami.es. Au cours du voyage, elle écrit tous les jours dans un carnet, où chaque récit est illustré à l’aquarelle. Ce carnet de voyage auto-édité, « Couleurs Péruviennes », paraît en 2020 en impression à la demande par Le Livre en Papier.

Carnet de voyage du Pérou à l'aquarelle de Juliette Alcaraz 2019

En 2022, la littérature jeunesse prend une place importante dans sa vie alors qu’elle devient maman d'un petit garçon. Elle écrit et illustre alors une histoire pour son fils, autour d'un petit personnage nommé Tipilip, qui vit dans une forêt idyllique et propice aux aventures. Elle lance alors une collaboration avec son amie Ophélie Lebel, orthophoniste et illustratrice, qui participe pleinement à l’œuvre en dessinant les personnages de l’histoire. Une première publication en auto-édition est prévue pour début 2027. Plusieurs tomes sont attendus par la suite.

Maison de Tipilip dans la forêt bleue, aquarelle 24 x 32 cm², Juliette Alcaraz, 2026

Après de longues années formée en autodidacte, elle a suivi lors de son doctorat des cours du soir au Beaux-Arts. Alors jeune maman, elle ressent le besoin d’avoir un espace dédié à la création pour retrouver « sa bulle ».

Elle prend des cours de reliure auTALMdu Mans auprès de Roxane Verquin, artiste plasticienne. Elle apprend de nombreuses techniques de reliure et crée toutes sortes de carnets.

Elle perfectionne sa technique en peinture acrylique avec Lucas Accary, artiste peintre. Habituée à peindre des détails, elle apprend à peindre vite, avec des modèles vivants et sur des grands formats. En peinture acrylique, elle améliore considérablement le réalisme de ses œuvres, tout en prenant aussi de nouvelles libertés artistiques dans le choix des couleurs.

Elle suit aussi des cours de roman graphique avec Pierre Frampas, illustrateur et auteur de bandes dessinées. Elle travaille sur la représentation du fictif, des personnages. Lors de l'Inktober 2024, elle crée un carnet de voyage fictif en Tanzanie à partir d'une liste de mots.

Juliette Alcaraz en train de relier les pages d'un carnet, 2025
Exercice réalisé en cours d'acrylique : the greek guy, acrylique sur papier, format A2, Juliette Alcaraz, 2025
Illustration de Juliette Alcaraz marchant de dos, à l'aquarelle et au crayon de papier

Bien qu'elle n'ait cessé de pratiquer la peinture et l'écriture, Juliette Alcaraz a suivi des études scientifiques. Après son doctorat en acoustique obtenu en 2025, elle fait un burn-out. L’épuisement professionnel intervient dans un contexte de perte de sens. Elle se rend compte que le contexte politique implique de nombreuses applications militaires à sa carrière professionnelle, ce qu’elle refuse, car elle est depuis toujours profondément attachée à des valeurs humanistes et respectueuses de la planète. Elle décide alors de changer de carrière professionnelle pour pouvoir placer la peinture et l’écriture au centre de son travail. Ayant réalisé la papeterie de son propre mariage et les faire-parts de naissance de son fils, elle s’intéresse à la papeterie sur-mesure. En octobre 2025, elle crée une micro-entreprise dédiée à la fabrication d'articles de papeterie, La feuille en folie. Elle réalise ainsi des faire-parts, des carnets et des peintures d’après-photo pour les particuliers. Depuis 2026, elle fait partie du collectif Les Hang’ART, dans le but de propulser sa carrière en tant qu’artiste-autrice. Elle souhaite réaliser une première exposition dédiée au lien entre la nature et l’être humain. Elle est également en cours d’écriture d’un roman de science fiction sur cette même thématique.